Somewhere on Earth

Billets de pitrey-thierry333

    • Educateur en environnement (retraité)

Centres d'intérêts : environnement, nature, musique

Citation préférée :

​​​​​​​L'homme se définit non par ce qu'il crée, mais par ce qu'il choisit de ne pas détruire". Edward O. Wilson (entomologiste) 

  • Libérer le temps

     

    Une lecture que je recommande ... "Ivres de vitesse, nos sociétés ne regardent même plus autour d’elles. Si elles le faisaient, elles verraient que le paysage brûle, et que le temps des choses vivantes exige que nous freinions d’urgence. Si les confinements et couvre-feux semblent avoir suspendu momentanément notre course, il y a fort à parier que la reprise soit synonyme d’une nouvelle accélération sans limite."

    Socialter

  • Photographie, nature et musique

    Une très belle rencontre entre photographie, nature et musique ! "Amazônia", une exposition de Sebastiao Salgado illustreé par Jean-Michel Jarre.

    Impliqué depuis toujours dans des projets remarquables pour la tolérance et le pluralisme culturel, comme pour la défense de la nature et de l'environnement, le compositeur a conçu une création inédite à partir des sons concerts de la forêt qui dialogue avec les clichés de Sebastião Salgado.

  • loin du compte

    Jdd2021 17marsdecouvertclimatique bandeau jaune 1Malgré l’effet Covid, la France est encore loin du compte

    Le Jour du dérèglement marque le jour où la France a émis autant de gaz à effet de serre que ce qu’elle devrait émettre en une année entière si elle respectait l’objectif de neutralité carbone, objectif que l’État français s’est lui-même engagé à atteindre pour 2050.
    Mercredi 17 mars, soit au bout de 77 jours, la France est à découvert climatique. Jusqu’à la fin de l’année 2021, la France va creuser sa dette climatique

    Le Jour du dérèglement arrive cette année douze jours plus tard que l’an dernier (5 mars 2020), car les conditions sanitaires ont conduit à prendre des mesures exceptionnelles. On estime qu’en 2020, la France a émis 52 mégatonnes d’équivalent CO2 en moins par rapport à 2019, c’est-à-dire une baisse de 12%. Mais cette situation subie par chacun·e ne résulte pas de nouvelles mesures politiques climatiques ambitieuses et durables, et le risque de constater un effet rebond dès que les restrictions seront levées demeure très important.

    Malgré les mesures restrictives liées à la situation sanitaire, en 2021, la France devrait tout de même émettre 389 mégatonnes de CO2 équivalent. À ce rythme, la neutralité carbone, prévue pour 2050 ne pourrait être respectée qu’en 2084. L’État ne peut pas se permettre de creuser sa dette climatique – dette que nous paierons, et payons déjà, toutes et tous. Il est temps d’agir, rapidement, pour régulariser la situation.

    La suite de l'article de L'Affaire du siècle ici

  • L'ère Anthropocène

    Sur Terre, la masse de l’artificiel est désormais supérieure à la masse du vivant et notre logique économique implacable de la croissance à tout prix n'est pas prête d'inverser la tendance !

    1200x768 extrait carbone silicium bd anticipation mathieu bablet 1La masse de l’ensemble des objets solides inanimés fabriqués par l’homme est désormais supérieure à celle du vivant. Ce résultat résonne comme une caractérisation quantitative et symbolique de l’Anthropocène.

    Il y a sur Terre plus de 1 milliard de véhicules, plusieurs milliards de smartphones, ordinateurs et tablettes pour « seulement » 7 milliards d’humains, selon une étude publiée par notre partenaire The Conversation.

    La comparaison entre ces deux masses, celle du vivant et celle de nos objets, alerte sur la domination grandissante des humains sur la planète et constitue un signal d’alarme.

    L’analyse de ce phénomène a été menée par Joël Chevrier, professeur de physique à l’Université Grenoble Alpes. Lire l'article intégral sur 20Minutes

     

  • Comprendre ce que nous vivons

    "Plutôt que de réagir face aux évènements avec nos émotions, essayons de les comprendre. Lorsque nous aurons compris que tout a une cause et que nous aurons saisi l'enchaînement des causes qui ont produit tel évènement naturel ou telle action humaine, nous ne serons plus ni dans le jugement moral, ni dans le sarcasme, ni dans la plainte, la haine ou la colère. Nous pourrons porter un regard rationnel, juste, et donc apaisé, sur toute situation." Je pense que ce qu'affirmait le philosophe Baruch Spinosa à son époque s'avère plus que jamais utile pour appréhender ce que nous vivons actuellement.

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  • Une autre relation possible avec la nature

    « Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Je serai pour toi unique au monde. Tu seras pour moi unique au monde... » (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, 1943). C'est ce que Fifine aurait pu murmurer à l'oreille de Bruno-Gilles Liebgott, le jour de leur rencontre. Car aussi extraordinaire que cela soit, ce quadragénaire, photographe animalier, a tissé une relation unique avec une petite renarde sauvage... La suite de l'entretien

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  • Et quid du réchauffement climatique ?

    Face aux problématiques de santé publique qui occupent tout l’espace politique, le climat a reculé dans les préoccupations des gouvernements. Ce dernier doit pourtant refaire surface au plus vite dans le débat public. Pour que nous soyons mieux armé-e-s face aux crises sanitaires et climatiques présentes et à venir.

    L’histoire est digne du battement d’ailes du papillon, théorisé par Edward Lorenz. Il aura suffi d’un pangolin en Chine pour mettre l’économie mondiale K.O, et jeter à ce jour 4,3 milliards de personnes dans l’obscurité. Celle de leur foyer, mais aussi de leur avenir. Pourtant, cette crise sanitaire inédite à l’échelle des sociétés humaines, engendrée par la pandémie du Covid-19 (coronavirus), sonne comme un ultime avertissement face à la crise climatique qui arrive. Le « jour d’après » peut – et doit – être celui d’une lutte renforcée et urgente pour le climat, la planète et notre avenir.

    Suite du communiqué de Oxfam france

  • Construire le monde d’après

    Une relance tournée vers l’écologie. « Les décisions à venir pour sortir de cette crise historique devront tirer les leçons du présent et du passé, en construisant une relance qui soit tournée vers la transition écologique. »

    Portrait d'Isabelle Autissier

    Isabelle Autissier, Présidente du WWF France. 

    Les impacts de cette crise historique commencent déjà à être mesurés sur l’économie, l’emploi et la société et nous imposent de réfléchir sans attendre à la sortie de crise. Dégradation des espaces naturels, déforestation, destruction des zones humides, trafic d’espèces sauvages, dérèglement climatique… Les pressions que nous exerçons sur la nature à travers nos modes de consommation et de production non soutenables sont en grande partie à l’origine des crises écologiques et sanitaires. La pandémie COVID-19 pourrait être un nouveau signal de l’urgence à changer nos modèles de société et prendre les mesures qui s’imposent. La suite de l'article 

  • Le Loup étend son territoire

    Et le loup en profite pour étendre son aire de répartition en Normandie. Voir l'article de France Bleu du 17 avril 2020 

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  • un modèle de vie résilient

    Covid-19 : comment le village Emmaüs Lescar-Pau gère la crise Reportage vidéo ici

     

  • Une analyse des événements qu'on aimerait entendre un peu plus souvent !

    Sur France Inter le 14 avril 2020 - Les entretiens confinés de la Terre au Carré de Camille Crosnier

    « La révolution, pour envisager tous les possibles et sortir de notre culture de la gestion. Réenchanter le monde, faire preuve de subversion et de sérieux. »

    Le tout premier de la série avec Aurélien Barrau, astrophysicien 

  • L'heure du choix

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    Télérama du 08/04/20. Billet de Pascal Olivier-Moussellard

    "C'est un pont jeté entre deux pôles de notre conscience. D'un côté, la crainte que notre économie ne s'effondre à cause du coronavirus, et la certitude que tout doit être fait pour la sauver - "quoiqu'il en coûte", comme l'a déclaré Emmanuel Macron. De l'autre, la conviction que cette crise sanitaire nous "dit" quelque chose sur la façon dont nous habitons - et martyrisons - notre planète. Entre ces deux pôles, l'arc est devenu électrique. Les défenseurs de l'environnement sont accusés de profiter du Covid-19 pour avancer leurs pions politiques ; et les industries polluantes, de se servir du coronavirus pour forcer les gouvernements à suspendre les règles de bonne conduite écologique, comme elles ont déjà réussi à le faire aux Etats-Unis. Faux débat. Certes, le coronavirus n'est pas un enfant du réchauffement climatique ni des pesticides, et les grandes épidémies sévissaient longtemps avant l'invention du capitalisme. Mais comment ne pas faire le lien entre les appels de médecins envoyés au front avec des moyens trop limités et les cris d'alarme lancés par des milliers de chercheurs, depuis trente ans, sur ce qui attend l'humanité si la protection de l'environnement ne devient pas notre absolue priorité ? Peut-on applaudir à la mobilisation de toutes les ressources de l'Etat dans la "guerre" contre le Covid-19 sans enrager, au même moment, devant la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour entamer d'urgence la transition écologique ? Toutes les grandes crises, à travers l'Histoire, on ouvert une parenthèse pendant laquelle des réformes courageuses, radicales, indispensables étaient possibles pour améliorer le système. Mais ces parenthèses ne durent jamais indéfiniment."

  • Un autre point de vue intéressant sur la crise du Covid-19

    Interview de Yann Arthus-Bertrand par Public Planet du 07/04/20 : « Notre façon de vivre est en train de détruire la vie sur Terre » 

    Plus de la moitié de la planète est confinée, pour beaucoup d’entre nous c’est assez théorique, assez virtuel, mais pour vous qui avez passé des années à la parcourir cette planète… Qu’est-ce que ça vous inspire ? C’est vertigineux d’imaginer cela ?

    C’est assez étonnant parce que je suis en train de faire un film qui s’appelle « Legacy » qui est la suite du film « Home » et on était en pleine réflexion sur le monde d’aujourd’hui, ce qu’il fallait changer… Et d’un seul coup, ça remet tout à plat. Je voulais avoir des images de villages et les images qui viennent des drones sont sans personne, c’est inimaginable ! On va dans une espèce de monde complètement inconnu. On vient de faire une tribune dans Le Monde avec des copains où on explique qu’il y en a marre des Chinois ! Nous, en tant qu’écolo, ça fait quand même 30 ans qu’on se bat pour les cornes de rhinocéros, les ailerons de requin, l’ivoire… Quand on voit les vidéos des marchés chinois, on a l’impression que tous les animaux de la liste rouge de l’UICN (ndlr : Union internationale pour la conservation de la nature) et de WWF sont dans les marmites des Chinois. On en a marre ! D’autant plus que la Chine devait accueillir la grande COP sur la biodiversité en octobre prochain ! Ils ont les moyens d’arrêter complètement le commerce des animaux sauvages, donc c’est leur responsabilité ! C’est invraisemblable ! Les serpents, les chiens, les chats, les chauves-souris… Ils bouffent tout ! Et cette façon de faire nous a amené le virus, c’est évident !

    la suite ici 

  • La nature profite de notre confinement

    Rencontre avec deux Rorquals communs dans les Calanques (Vidéo)

    Quel beau symbole que cette démonstration de la nature, sa capacité de résilience. Cela montre bien que, même si ce que nous vivons actuellement n'est qu'une parenthèse, les choses peuvent s'améliorer en matière de protection de la biodiversité de notre planète si nous en faisons vraiment le choix. Réduire notre pression sur le milieu naturel passe par une remise en question de notre mode de vie ... et que sommes nous prêts à faire dans notre quotidien pour que les choses repartent dans le bon sens ? réduire nos déplacements motorisés non indispensables, ne plus prendre l'avion pour des trajets régionaux, ne plus changer de portable tous les 6 mois, ne plus acheter toutes sortes d'objets superflus, s'intéresser à la vie publique locale et peser sur les orientations prises par nos élus qui sont souvent inappropriées, qui manquent de courage face aux urgences de notre époque ...? 

    Voir la vidéo

  • Un colosse aux pieds d'argile

    extrait du livre Comment tout peut s'effondrer

    - Pour le physicien Yaneer Bar-Yam, spécialiste en science des systèmes et directeur du New England Complex Systems Institute de Cambridge (Etats-Unis), "une société en réseau se comporte comme un organisme multicellulaire" : la pluspart des organes sont vitaux, on ne peut amputer une partie des organes sans risquer la mort de l'organisme. Ce qu'a découvert ce chercheur, c'est que plus ces systèmes sont complexes, plus chaque organe devient vital pour l'ensemble de l'organisme. A l'échelle du monde, donc, tous les secteurs et toutes les régions de notre civilisation globalisée sont devenus interdépendants au point de ne pouvoir souffrir d'un effondrement sans provoquer le vacillement de l'ensemble du métaorganisme. Autrement dit, nos conditions de vie à ce moment et à cet endroit précis dépendent de ce qui s'est passé il y a peu à de nombreux endroits de la Terre.

    Cela peut-il nous aider à comprendre ce qui est en train de se produire en ce moment avec la crise sanitaire actuelle et à en imaginer les conséquences ? (NDLR)

    "On vit une crise cardiaque du modèle industriel globalisé" Interview de Pablo SERVIGNE (Co-auteur de "Comment tout peut s'effondrer") du 04 avril 2020 sur France Inter à ce propos 

     

  • Et après la crise du Covid-19 ?

    Le POINT du 19-03-20

    ENTRETIEN. La pandémie du Covid-19 pourrait servir d'électrochoc pour changer notre modèle économique, estime le chercheur François Gemenne, membre du Giec. Propos recueillis par 

    Dans son allocution du jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a estimé que cette crise devait nous pousser à revoir notre modèle. N'est-ce pas l'occasion de mener une politique ambitieuse de transition écologique ?

    Il a complètement raison. La question c'est de savoir comment on fait pour réinventer ce modèle. Les mesures économiques et les aides qui seront versées aux entreprises à l'issue de la crise peuvent être un vecteur de transformation, et ne pas seulement servir à compenser les pertes pour revenir à la situation d'avant. L'État va devenir un planificateur économique et investir des centaines de milliards d'euros. Il pourrait saisir l'occasion pour aller vers une économie décarbonée. Est-il utile de sauver toutes les compagnies aériennes, notamment les low cost ? Va-t-on sauver les compagnies pétrolières ? C'est une occasion unique d'opérer une véritable transition écologique. Suite de l'entretien ici 

  • Ciel vierge

    Avez vous noté la pureté du ciel en ce moment, même avec quelques nuages, d'un bleu intense et surtout pas une seule trainée de passage d'avions, un vrai régal !

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  • La prochaine peste

    Dans Charlie Hebdo, extrait de l'interview de Serge Morand, chercheur, spécialiste en écologie parasitaire.

    Comment tirer les leçons du passé et se prémunir de ce que vous appelez dans votre livre « la prochaine peste » ?

    Les travaux démontrent qu’un monde connecté par la marchandise est un monde connecté par la circulation des maladies affectant humains, animaux et plantes. Mais nous n’en tenons pas compte. Nous allons donc de crise en crise et tout ce que nous faisons est seulement de nous préparer pour la prochaine, sans s’attaquer au fondement des origines de ces crises, c’est-à-dire à ces interactions particulières entre le social, l’écologique, le biologique et le microbe.
    Pour ce faire, il faut démondialiser nos économies, relocaliser les activités économiques et surtout celles des productions agricoles. L’environnement y gagnera, le climat y gagnera, la biodiversité y gagnera, nos agriculteurs d’ici et d’ailleurs y gagneront, notre santé et notre bien-être y gagneront. Tout l'article ici 

  • le changement , c'est maintenant !

    Milton Friedman, économiste néolibéral a dit : “Seule une crise - réelle ou perçue - produit un changement réel. Lorsque la crise surgit, les mesures qui sont prises dépendent des idées en circulation à ce moment-là ”